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......23 janvier 2009..... Nous avons le regret de vous annoncer le décès de Madame Geneviève PEZET ......23 janvier 2009..... Nous avons le regret de vous annoncer le décès de Madame Geneviève PEZET


LA MARSEILLAISE
FRANCE AMERIQUE
L'AMATEUR D'ART
LE FIGARO
CARREFOUR
LE MERIDIONAL
LES NOUVELLES LITTERAIRES

Publié le 22/09/2009 03:58 | LaDepeche.fr

Villefranche-de-Rouergue. Le Christ de l'élève de Zadkine

Art contemporain. À la Collégiale.

Villefranche est née pour l'échange… Lorsque les négociants créèrent la ville, c'était pour écouler leurs marchandises… À travers les siècles, ce rôle d'échange est resté. Il demeure aujourd'hui bien présent. Ses marchés du jeudi ont une renommée qui dépasse les frontières. Elle est aujourd'hui en passe de devenir un haut lieu de l'art contemporain, avec ses trois galeries permanentes, l'Atelier Blanc, la Galerie Sepia et le petit dernier, l'Atelier Sharav.

De là-haut, Fernand Brassac, l'apôtre de la ligne, doit sourire. Depuis samedi dernier, une œuvre de renommée internationale est venue prendre place à proximité de son domicile passé, dans la Collégiale.

Le père Michel Tassier pouvait être fier, lorsqu'il déposa le christ baptisé « Il souffre pour nous » de Genevière sur les marches de l'autel…

S'il souffre pour nous, son histoire mérite d'être contée. Geneviève est une artiste de renommée mondiale. Née en 1913 à Sandpoint, dans l'état américain de l'Idaho, elle est arrivée en France, après des études en philosophie, en 1947. Elle fréquenta alors, pendant de nombreuses années, le célèbre atelier de la Grande Chaumière et eut Ossip Zadkine comme professeur… Puis elle fit la connaissance de Jacques Pezet qui devint son mari.

Genevière est décédée le 23 janvier dernier, après des dernières années très difficiles. Son époux a alors décidé de faire don du « Christ qui souffre pour nous » à une paroisse française.

Courrier

Et, le 9 mai, il adressait un courrier aux cent diocèses de France. L'évêque de Rodez ayant transmis cette lettre à toutes les paroisses du diocèse, Michel Tassier s'empressait de proposer Villefranche-de-Rouergue.

Voici quelques jours, il était avisé que la collégiale Notre-Dame de Villefranche allait recevoir cette sculpture intensément dramatique, bouleversante qui soulevait déjà, samedi midi, les appréciations les plus diverses. Il appartiendra à chacun d'apprécier.

Quel hasard ! Hasard, vous dites… mais qu'allez-vous dire lorsque vous saurez que Jacques Pezet a profité de sa « livraison » pour se rendre à Rignac d'où son père était originaire ? Cité qu'il n'avait encore jamais vue… Pas plus qu'il ne connaissait sa proximité avec Villefranche-de-Rouergue lorsqu'il a attribué cette œuvre…

Pas plus que Michel Tassié ne pouvait imaginer lorsqu'il rencontra Genevière lors d'une exposition, à Paris, dans les années '90…

Le Villefranchois du 17 septembre 2009

Ouest France du 09 septembre 2009

 

"LA MARSEILLAISE" 19.7.85   [HAUT DE PAGE]
"La passion du temporel et de l'intemporel"

Geneviève, originaire du Montana, cette Américaine installée en France, qui fut durant un temps l'élève de Zadkine, est une grande dame de la peinture et de la sculpture contemporaines.

Les formes surgissent de matériaux tels le polystyrène recouvert de plâtre qu'elle façonne avant de peindre à la bombe, ou de moulages sur support de fil de fer recouvert d'une pâte aux tons cuivrés, tandis que les couleurs éclatent dans ses toiles d'une sensibilité exacerbée.

Dans l'œuvre s'inscrit la mystique du temporel et de l'intemporel : temporel à la douceur féminine des formes arrondies ; intemporel des crucifixions aux formes déchiquetées, tortu rées, toujours renouvelées, comme en un éternel recommencement, intemporel des passions initiatiques aux signes annonciateurs d'une libération prochaine sous-jacente et comme imprimée en filigrane. Labyrinthe de l'imaginaire dans lequel on entre avec angoisse mais aussi avec désir, à la recherche d'un ailleurs, d'un temps nouveau qui est celui de l'autre, de l'artiste, mais dans lequel une partie de nous-même (le spectateur/voyeur) se reconnaît ; labyrinthe d'ombre et de lumière palpitantes dans lequel pénètre le "conscient" et l"'inconscient" ; dualité et homogénéité d'une contradiction résolue dans ce qu'on nomme en Asie le Yin et le Yang.
Les signes sont là, dans leur présence latente. Ils frappent notre imagination et par là même engendrent l'émotion dans un transfert perpétuel inépuisable, un va et vient qui prend sa source dans le travail de l'artiste et s'écoule en nous, contemplateurs actifs de son oeuvre Geneviève, oui, véritablement une grande dame de la peinture et de la sculpture.

Michel BOUDON



EXTRAITS DE PRESSE DE "FRANCE AMERIQUE"   [HAUT DE PAGE]

Lors de sa première exposition personnelle en 1957, "Les Nouvelles Littéraires" écrivaient : "Geneviève, sculpteur, révèle un authentique tempérament de visionnaire attentive pourtant à ne pas perdre le contact avec les réalités du monde visible où elle trouve le point de départ de ses groupes imaginaires". Carrefour ajoutait : "Un tempérament s'affirme ici, d'une indéniable puissance...
Un livre sur la vie et l'œuvre de Geneviève (elle est originaire du Montana et s'appelle aujourd'hui Mme Pezet) vient d'être publié à Paris chez Glachant. Sous la plume de Denys Chevalier, on y lit notamment : "Les sculptures de Geneviève, par l'animation de leurs masses secondaires et leur aspect bourgeonnant, ne sont pas sans rappeler certaines statuettes chinoises en corail toutes en menus volumes, en plans délicats et en évidements aux contours infiniment variés et imprévus ......
"Son art fut pour elle l'objet d'études sérieuses constantes : elle fréquenta pendant de nombreuses années l'atelier de la Grande Chaumière et eut Zadkine comme professeur... Mais quelle que soit la valeur de l'enseignement qui lui fut prodigué, il ne put jamais la détourner que temporairement et superficiellement de sa propre vision du monde, vision lyrique, volontiers symbolique et dont ses sculptures nous donnent l'étonnant témoignage".



L'amateur d'art (J.D.)   [HAUT DE PAGE]

C'est une sculpture intensément dramatique, bouleversante quand elle exprime les souffrances de Jésus en croix, mais aussi, singulièrement apaisante dès lors qu'elle traduit la beauté d'un «bouquet ». Héritière spirituelle d'un Rodin,elle témoigne d'un semblable humanisme au niveaude la perception des êtres dont l'artiste modèle les corps qu'habite la douleur, mais aussi, héritière des sculpteurs de l'Extrême-orient, Geneviève est de celles-là qui longtemps, sait observer la beauté des choses, en capter l'esprit. Il y a, se révélant dans l’œuvre de cette belle artiste, une sensibilité aiguë, une volonté de témoignerau titre de sculpteur, des drames mais aussi, des éléments d'émerveillement dont la vie se montre prodigue. Et quand, délaissant les outils du sculpteur, Geneviève s'épanche tout entière par le dessin, son oeuvre graphique ne le cède en rien quant à la maîtrise, à celle par quoi elle s'impose dans l'art de la ronde-brosse.



LE FIGARO. 16.11.1957.   [HAUT DE PAGE]

Les personnages sont troublants et somptueux comme des autels mexicains. On éprouve en leur présence une curiosité attentive comme devant le spectacle d'un monde grouillant de virtualités, où l'on devine la forme se dégageant peu à peu de cet amoncellement vivant.

Raymond COGNIAT



CARREFOUR. 20.11.1957.   [HAUT DE PAGE]

Geneviève a fié‚ dans ses terres cuites et ses plâtres ses rêves dramatiques de sculpteur passionné. Un tempérament s'affirme ici d'une indéniable puissance.



LE MERIDIONAL. 14.7.1985.   [HAUT DE PAGE]

Une puissance évocatrice, sans aucune concession, émane des créations de Geneviève. Son oeuvre ressemble à une bataille sans ennemi, à une lutte incessante pour atteindre quelque chose de plus grand. Le témoignage peint et sculté de Geneviève est un don que l'artiste fait au public en lui proposant de voyager dans son imaginaire fait d'exigence et de liberté.



LES NOUVELLES LITTERAIRES. 14.11.1957.   [HAUT DE PAGE]

Geneviève, sculpteur, révèle, à la Galerie de l'Institut, un authentique tempérament de visionnaire attentive pourtant à ne pas perdre le contact avec les réalités du monde visible où elle trouve le point de départ de ses groupes imaginaires où les formes de la nature sont vigoureusement conduites à mettre en évidence le contenu spirituel qui en conditionne l'animation ; c'est ainsi, par exemple, que les branches tordues d'un arbre mort se métamorphosent en un pathétique Christ en croix, sans objection valable, la plasticienne s'y employant avec une fougue aussi sincère que communicative.